Envie d’ailleurs et autrement

J’ai toujours été quelqu’un de plutôt simple, avec des envies simples. Je n’ai jamais vraiment suivi les dernières modes vestimentaires et n’ai jamais été accro aux nouvelles technologies. Depuis la naissance de mon fils cette envie de simplicité s’est renforcée et le retour à l’essentiel s’est imposé à moi. Car ma priorité c’est lui. C’est nous. C’est ma famille et toutes les jolies choses qui vont avec.

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Je vis en région parisienne depuis plus de 10 ans maintenant. Aaah Paris ! Sa Tour Eiffel, ses Champs Élysées, ses musées, ses restaurants,…mais aussi, son métro, sa pollution, sa vie à 100 à l’heure, ses loyers élevés. Bon ok, on a tous des avis différents et partagés sur l’endroit où l’on vit. Certains vous diront que vous êtes chanceux, d’autres que vous devriez fuir. Je crois que l’important est de se sentir bien là où l’on est. Mais voilà, depuis quelques temps, j’aspire à autre chose, une autre vie, une autre activité professionnelle, ailleurs

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Car je ne suis plus en phase avec ma vie actuelle. Et mon fils me donne la force de changer les choses. Vous savez ? Je parle de ce changement dont nous avons tous peur lorsque l’on est malgré tout bien installé dans sa petite zone de confort quotidien. Pourquoi je veux du changement ? Pour de multiples raisons. Pour commencer, j’ai beaucoup de mal à envisager de continuer à voir mon fils environ 1h par jour en semaine. C’est son père qui l’emmène à la crèche le matin et lui aussi qui va le chercher le soir. Les seules fois où j’arrive à me libérer pour aller chercher petit G, mon cœur se rempli de joie tant mon fils est heureux de me voir arriver à la crèche. Et à ce moment là, je me dis :  » Il faut que cette vie cesse ! « . J’ai réalisé que je ne le voyais pas grandir. Bien sûr je me rends compte qu’il change, qu’il évolue mais ce n’est pas suffisant pour moi. Pendant mes dernières vacances, j’ai réellement profité de lui et il m’a montré qui il devenait. Chose impossible en 1h par jour ! Je veux prendre le temps, avant qu’il ne soit trop tard.

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Ensuite il y a mon travail. Celles et ceux qui me connaissent savent que je ne suis plus à ma place. D’une part parce qu’il ne me permet pas de combiner vie professionnelle et vie de maman, et d’autre part parce qu’il ne me passionne plus et ne m’apporte plus rien d’enrichissant. Avec l’arrivée de petit G, mes envies ont évolué, mes rêves ont changé, mes priorités sont ailleurs. Je veux être considérée pour ce que je suis réellement sur mon lieu de travail. C’est à dire avec mes qualités et capacités professionnelles mais aussi en tant que mère. Et j’ai bien l’impression que ces 2 éléments ne sont pas toujours compatibles. A moi de faire en sorte que cela le devienne ! Je ne veux plus avoir à atteindre des objectifs à tout prix et ne « gagner » qu’une maigre récompense.

Je vais alors devoir faire des choix. Pour mon bien-être et celui de ma famille. Même si cela demande des sacrifices, notamment financiers. Plus les années passent et plus je me connais. Chaque idée, chaque envie, mûrie dans mon esprit et se précise. Je ne sais pas encore totalement ce que je veux mais je sais déjà où je dois aller pour être en accord avec moi-même. Je veux que mon fils ait de la place pour grandir, pour courir, se cacher, s’inventer des histoires et se créer des souvenirs. Des souvenirs de jardins, de forêts, de soleil. Je veux que nous profitions des plaisirs simples de la vie : aller au marché, redécouvrir le goût d’un fruit cueilli sur l’arbre, aller acheter les produits locaux à l’épicerie du coin. Je veux vivre au grand air, pouvoir m’échapper dans la nature. Bref…vous l’aurez compris, je veux déménager ! Et changer radicalement de mode de vie. Je veux avoir le temps de respirer, de penser, de me reposer. Et ne plus vivre comme ici, comme maintenant, où chaque minute ne se passe pas sans que je doive penser à quelque chose que je dois faire, que je ne dois pas oublier. Je veux avoir le temps de prendre soin des miens, de ma famille, de mes amis et de moi-même.

En me lisant vous devez sûrement penser :  » Mais dans quel monde vit-elle ? « . Et pourtant, je vous assure que je n’aspire à rien d’autre qu’à un retour à une vie des plus normales. La mienne n’a rien d’originale mais elle ne me permet pas d’en profiter comme je l’entends.

Suite, au prochain épisode…

Chloé

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15 commentaires sur “Envie d’ailleurs et autrement

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  1. Je te rejoint entièrement sur ce que tu écris ma chère Chloé moi j’ai effectuer ce changement radicale il y a maintenant 5 ans nous avons quitter la région parisienne nos travail respsctif pour le sud de la France enfin de fonder notre famille loin de ce rythme de vie. Les débuts ont étaient difficiles je ne te le cache pas mais nous y sommes arrivés! Je sais que pour petit G. tu trouveras la force de le faire! Des bisous

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  2. Je te comprends également. Clairement ce serait plus difficile à réaliser pour moi car avec deux personnes qui travaillent dans des domaines similaires, Paris reste l’endroit où on peut avoir un travail. Et puis j’ai finalement enfin trouver un emploi qui me plaît et me passionne. Mais peut être dans quelques années quand j’aurais moi aussi un enfant 🙂

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    1. Ce n’est en effet pas toujours facile d’avoir du travail ailleurs que sur Paris. J’espère trouver quelque chose qui me corresponde 😉 Et oui l’arrivée de mon fils a changé beaucoup de choses, mais chacun est différent 🙂 Merci en tout cas Pititefleur !

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  3. Coucou ma belle, Non seulement tes aspirations sont légitimes (quoi qu’on en dise) mais elle sont tout à fait réalisables. Ferme les yeux, ne pense pas trop et fonce !!!…nous rejoindre…bises amicales

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  4. Coucou ma cocotte, je commence à te connaître au travers de tes jolies univers et ton billet ne me surprends donc pas du tout 🙂 Tu as raison de vouloir suivre tes envies d’autant que pour le coup il ne s’agit pas là d’utopie… Tout ce que tu décris est réalisable et possible, non sans « sacrifice » mais en fait vivre mieux avec moins peut être que c’est possible c’est quelque chose qui me trotte depuis longtemps maintenant… J’ai la chance de vivre dans un endroit calme et agréable et d’avoir un boulot qui pourrait en faire rêver plus d’un mais ça n’empêche que tout comme toi je cours sans arrêt et j’ai la sensation désagréable de passer à côté de l’essentiel… Je me reconnais complètement dans ton « Chaque idée, chaque envie, mûrie dans mon esprit et se précise.  » Je fonctionne pareil et un jour je trouve la force de passer le pas… Je ne sais pas où, je ne sais pas comment mais un peu comme si mon instinct de survie prenait le dessus et me poussait à agir… En tout cas toutes les réponses sont à toi et à lire ton article je suis sure que tu sais déjà exactement quoi faire ! Gros bisous ma belle à très vite !

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    1. Merci ma Laurette pour ton commentaire ! Oui je me dis que vivre mieux avec « moins », ou en tout cas en se concentrant sur l’essentiel, c’est peut être ça la clé du bonheur. En tout cas le mien. Et je ne veux pas passer à côté. Suis tes envies et agis comme tu le sens ! Je te souhaite de mener à bien une grande partie de tes projets 🙂 Je t’embrasse et à très vite !

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  5. (Je prends enfin le temps de commenter un peu ton billet…)
    Comme tu as raison !!!! Le temps passe beaucoup trop vite pour se laisser embarquer dans une vie qui ne nous convient pas et qui ne répond pas à nos attentes et nos envies.
    J’ai la chance de pouvoir m’occuper beaucoup de mon loustic (je le garde 2 après-midi par semaine et je vais le chercher à 17h le reste du temps – alors bien sûr, ça veut dire que je travaille le soir lorsqu’il est couché et les week-ends lorsqu’il fait la sieste !), et même avec tout ça, je sais que si on a un autre enfant, je prendrais un 80%…
    Et toujours je vois ce petit chou qui a 3 ans et qui arrive à 7h15 le matin chez la nounou, et qui en repart le soir à 18h15. Et je me dis que ses pauvres parents ne le voient pas beaucoup de la journée…
    Alors oui, il faut travailler, parce que l’argent ne tombe pas du ciel… mais lorsqu’on a des enfants, je pense qu’il ne faut pas se tuer au travail à n’importe quel prix…
    La vie parisienne (avec ses longs trajets et sa pollution… je pense que ça l’emporte sur le reste lorsqu’on a un bébé) est tellement stressante et tellement à l’opposée de ce qu’on veut donner à un enfant, qu’il faut absolument que tu te lances, surtout si ton job ne te plait plus trop… La force te viendra de ton little G, car pour eux, on est capable de tout !
    Des bisous ma belle ! Tu as mon soutien ❤

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    1. Merci d’avoir pris le temps pour un petit commentaire 🙂 ça me fait vraiment plaisir. Tout à fait d’accord avec toi sur le fait de ne pas perdre son temps avec des éléments qui polluent clairement le quotidien ! Je suis heureuse que tu arrives à profiter (un peu) de ton loulou. On en profite jamais assez de toutes façons ! Merci pour ton soutien et à très vite ! Bises.

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  6. Je comprend tout a fait ton envie de changement, le mien serait dans l’autre sens. je vis en banlieue depuis petite et je rêve de vivre un jour à Paris. Les musées a porté de main, ne plus jamais prendre la voiture, vivre la diversité, plein d’aspect que j’aimerai connaître. Même si j’aimerai pour un temps disons 10 ans de vie parisienne et puis changer de nouveau pour une vie plus calme.
    Les enfants nous poussent souvent à vivre de nouveau projet.
    très jolie article, tellement sincère.
    bises Lucie

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    1. Merci Lucie d’avoir laissé un petit commentaire à propos de mon article. Je comprends également ton envie inverse. Il est vrai que Paris est une ville formidable, qu’il y a toujours quelque chose à y faire, je le reconnais, et si un jour je quitte Paris, je sais que cette ville me manquera énormément. Mais il faut faire des choix, et comme tu dis, nos enfants sont parfois le moteur de ceux-ci !
      A bientôt ! Bises.

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  7. Ah ben oui, en effet, des envies d’ailleurs….
    Pour nous aussi, mais comme pour PititeFleur, avec deux parents qui travaillent dans le même domaine et qui sont bien épanouis dans leur job, pas facile d’imaginer autre chose. Nous avons aussi une qualité de vie bien différente puisque nous faisons tout à pied (et oui, c’est aussi possible en région parisienne !) et que nous voyons notre fille plutôt 4-5h par jour.
    Bref, je comprends ton envie d’ailleurs, je la partage, mais nous ne sommes pas encore au même point que vous !
    J’espère que vous trouverez votre bonheur !

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  8. Comme je te comprends et comme je te rejoins… J’ai commencé à ressentir ce besoin de changer de vie pendant ma grossesse. La réflexion s’est menée lentement. J’étais tellement épanouie, en portant mon fils (je ne savais pas encore que c’était un garçon mais je le portais quand même), que ce qui avait alors de l’importance autrefois à mes yeux n’en avait plus vraiment aujourd’hui : le travail, Paris, un certain confort de vie, etc.
    Parfois, je me disais : et si je restais avec mon fils ? Et si j’arrêtais tout simplement de travailler ? Mais bien sûr, l’aspect financier freinait systématiquement mes réflexions… Avec mon conjoint, nous avons finalement trouver un compromis : reprendre à temps partiel.

    Et puis, pour continuer dans les tergiversations, est arrivé le problème des places en crèche : et s’il n’est pas accepté, que faire ? Nous sommes toujours en attente de la confirmation d’inscription, ou non, mais maintenant, je sais que s’il n’a pas cette place, j’arrêterai de travailler. Je suis enfin sereine face à cette décision et peu importe que nous gagnions moins d’argent tant que mon petit N. a tout ce qui lui faut, et peu importe que ce soit parfois compliqué, je me dis que je verrai mon fils grandir et que c’est la plus belle des récompenses.

    Mine de rien, dans le fait d’arrêter de travailler pour s’occuper de son enfant, ce que je trouve dur, c’est que nous, en tant que femme, nous avons le sentiment de perdre sa place en société. Aux yeux des gens, nous ne faisons plus « rien », nous « profitons » de la vie, rien de plus. C’est difficile. Mais finalement, je crois qu’il est tout à fait possible de conserver une place, même en étant mère au foyer, il suffit de s’investir dans quelque chose qui nous passionne : c’est une autre forme de place, elle n’est pas comprise par tout le monde, mais elle est pourtant épanouissante.

    Si tu en ressens le besoin, que ça en devient viscéral, et que tu en as la capacité, les moyens, tout en sachant faire silence à sa peur parfois illégitime : alors je crois que tu devrais te lancer ! Je suis sûre d’une chose : tu ne regretteras pas.

    Aimé par 1 personne

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