Week-end au vert

 

Le weekend dernier, Monsieur papa, petit G et moi-même avons bouclé nos valises, direction la Bourgogne, où mes parents nous attendaient avec impatience !

Vendredi, après 3 heures de route (et surtout de bouchons !), nous sommes enfin arrivés, en fin de journée, dans le petit village de 800 âmes, pour y passer quelques jours.

XXX

Ce weekend de 3 jours, nous en avions besoin. Surtout moi en fait. Ayant récemment pris la décision d’arrêter mon activité professionnelle (je vous en parlerai très prochainement), j’avais besoin de me ressourcer, de me rapprocher de mes racines, de ma famille, et de faire profiter mon fils de cet environnement « nature » ainsi que de cette ambiance si chaleureuse qui règne au sein de la maison familiale. Cette maison, j’y ai vécu de mes 4 ans à mes 18 ans. J’en connais donc les moindres recoins, je connais par cœur ses odeurs, ses bruits mais aussi ses silences.

Glycine

A peine sortie de la voiture, j’inspire profondément l’air frais qui s’infiltre doucement dans mes poumons. Le jardin sent bon le printemps, l’herbe fraiche et le Lilas. Les chats nous guettent sur le perron et le sourire joyeux de mes parents nous accueille derrière la porte de la cuisine. A l’intérieur, il fait bon. L’odeur du parquet ciré, de la cheminée éteinte et de l’encens qui a brûlé quelques heures auparavant, se promène de pièce en pièce. Je me détends, le weekend peut commencer…

J’aime ces retrouvailles, j’aime lire la joie sur le visage de mes parents lorsqu’ils peuvent enfin, après plusieurs semaines, serrer contre eux leur petit G. Mon fils les regarde timidement au départ, mais il les couvrira de tendres attentions au fil des jours. Cet endroit est pour lui source de découvertes : le piano de la salle à manger, le grand miroir du salon, les chats qui se prélassent sur les chaises, le jardin aux mille couleurs… Quoi de mieux pour mon petit garçon de bientôt 20 mois que de passer ces quelques jours en si bonne compagnie ?

Samedi, mes deux sœurs et mon beau-frère nous ont rejoints. Et qui dit famille (presque) au complet (car mon frère manquait à l’appel), dit bon repas en perspective. Et ce sont ces moments que je préfère, lorsque chacun est heureux, que la maison raisonne de nos rires, nos conversations trop fortes. On parle, on mange, on rit, on échange. Chacun raconte les dernières nouvelles, et on se sent bien.

En plus de profiter de l’univers rassurant de la maison de famille, nous avons aussi profité de la nature qui s’offrait à nous. Une simple balade à la campagne a suffi à me rappeler à quel point j’aimais cet endroit étant enfant, puis adolescente. Je me suis souvenue dans quel arbre je montais pour admirer la vue. Je me suis souvenue dans quelle prairie nous avions fait voler le cerf-volant avec mon père, mon frère et mes sœurs. Je me suis revue arpenter les chemins de terre, l’esprit rêveur et insouciant, à la recherche d’un peu de bonheur et d’idéal. Ces champs, ces prairies, ces arbres, ces chemins, ont été mes premières sources d’inspiration lorsque j’ai commencé à écrire. Écrire sur la vie, la nature, écrire des poèmes offerts à mon premier amour. Ce samedi, nous avons tapé dans un ballon, joué à des jeux d’enfants, appris de nouveau mot à petit G et surtout, nous avons souri.

Dimanche nous sommes allés chiner sur un vide grenier (et revenus les mains vides). Sur ce même vide grenier, les yeux de petit G ont brillé devant les animaux de la ferme et même un tigre du Bengale ! J’aime ces moments, simples, au charme désuet, j’aime découvrir les artisans du coin, les fromagers, les apiculteurs, bien décidés à vous faire goûter leurs meilleurs spécialités.

Campagne

Dans cette parenthèse de bonheur, nous avons tout de même rencontré quelques difficultés avec notre petit garçon, notamment au moment du coucher. Pas étonnant me direz-vous. Même si petit G connaît mes parents et connaît leur maison, il n’y est cependant pas assez habitué je crois, pour pouvoir s’endormir seul et sans craintes. Ni l’air pur de la campagne, ni les journées bien remplies, n’ont pu permettre à notre fils de s’endormir sereinement le soir venu. La première soirée fût assez difficile. Malgré les doudous et le respect du rituel du soir, notre petit G n’a pas voulu rester seul dans la chambre (que nous partagions avec lui). Je ne pouvais pas laisser mon enfant pleurer, alors nous l’avions convié à notre soirée en famille. Mais au moment de tous nous coucher, il n’a pas voulu rester dans son lit, tout près du nôtre. Il a fini par s’endormir entre son père et moi, épuisé mais rassuré. Nous avons alors pu le remettre dans son lit et il ne s’est pas réveillé jusqu’au lendemain. Le deuxième soir, nous avons décidé de laisser petit G passer quelques heures supplémentaires à nos côtés alors que nous célébrions l’anniversaire de ma sœur cadette ainsi que le mien, puisque nous l’avions retrouvé quelques minutes auparavant, complètement paniqué et en pleurs dans son lit. Monsieur Papa m’a même fait part de sa peine en voyant dans le regard de son fils un tel désarroi. Tout cela m’a rappelé des souvenirs d’enfance. Il est vrai que, moi aussi, j’ai eu peur de m’endormir dans cette grande maison au début : des pièces hautes sous plafond, un parquet et des portes qui grincent, les bruits de la nuit derrière les fenêtres…rien de très rassurant pour un enfant. Et pourtant, j’ai appris à me sentir bien ici au moment d’aller dormir. J’imagine alors que petit G s’y sentira bien aussi dans quelques temps, et qu’il arrivera à partir au pays des rêves sans trop de difficultés.

XXX

En attendant, il repart avec des souvenirs plein la tête et ses parents se sentent heureux d’avoir pu profiter de ces moments si précieux en famille…

Soleil

Football

Papa

Belle journée

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14 commentaires sur “Week-end au vert

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    1. Merci ma Laurette ! Cette maison est pleine de souvenirs 🙂 Concernant le côté pro, c’est clair que ça fait du bien de tout plaquer et de tout recommencer. Je suis un peu comme ça, je prends des décisions (réfléchies !) qui ne sont pas évidentes mais qui au final sont les bonnes ! A très vite 😉 Bisettes.

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  1. J’ai hâte aussi de faire découvrir les vacances au vert à mon petit N. cet été, les premières ! 🙂
    En tout cas, je suis ravie d’avoir pu lire que tu avais quitté ton activité professionnelle – ravie car je crois que c’est ce que tu souhaitais et que c’est donc une bonne nouvelle ! Bravo ! Et j’ai hâte d’en savoir un peu plus.

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  2. Comme je te comprends !
    Quel plaisir d’emmener C. au vert chez papi et mamie en Bourgogne 🙂
    Et meme maintenant de l’y laisser pour les vacances !
    Hâte aussi d’en savoir plus sur vos projets 🙂

    Aimé par 2 people

  3. Ah oui vous arrivez à le laisser chez papi et mamie ? Depuis qu’il a quel âge ? Moi j’y arrive toujours paaaas ! haha. D’ailleurs mon prochain article parlera de ça…
    Pour les projets ils se mettent en place tout doucement dans ma tête mais vous en saurez plus tôt ou tard 😉
    J’espère que votre voyage s’est bien passé !!
    Bisous.

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  4. Oh quel beau week-end au vert ! Tes parents ont une maison magnifique ! Et j’adore la Bourgogne : ça a été nos premières vacances à trois, l’année dernière, et je n’ai qu’une envie : y retourner !
    Moi aussi j’ai hâte d’en savoir un peu plus sur ton avenir professionnel….

    Aimé par 2 people

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