Le jour se lève

Encore un soir où je me couche avec le ventre noué, les yeux grands ouverts sur le plafond malgré la fatigue qui plombe mon corps. Chaque soir c’est la même chose. Je n’ose plus m’endormir de peur d’être brutalement sortie de mes rêves par un cri déchirant la nuit. Il est 23h00, Little A dort depuis 20h environ, je sais qu’il ne va pas tarder à se réveiller. Je le sens. Tout d’abord parce qu’il me fait le même scénario tous les soirs ou presque, et ensuite parce que je suis convaincue qu’une maman possède cette capacité à savoir quand son enfant va se réveiller. Pourtant ce soir, rien. Pas un bruit. Ou juste la toux persistante de mon grand garçon, qui ne semble pas réveiller son frère. J’autorise alors mon cerveau à se mettre un mode veille pendant quelques heures. Je me détends, me mets en position fœtale sur le côté, colle ma joue contre l’oreiller chaud et me laisse peu à peu glisser vers le sommeil. J’en aurais presque le sourire aux lèvres. Il n’est pourtant pas si tard, mais j’ai comme la sensation de me coucher tôt ce soir. C’est enfin le calme après la tempête. Je suis alors bercée par de douces pensées. Mais déjà, la croisière se termine. STOP. Je bondis de mon lit, oubliant immédiatement les bras de Morphée dans lesquels j’étais plongée quelques secondes auparavant. Il est encore tôt en effet, et j’ai la force de me lever. J’ai de la chance ce soir. Une fois la tétine remise, Little A semble se rendormir…

Et pourtant, la nuit est loin d’être terminée. Quelques heures plus tard, je serai de nouveau réveillée par les pleurs de mon tout petit. Et c’est à bout de force que nous choisirons, son papa et moi, la solution du cododo. 

Ce terme en fait bondir certains, d’autres sont très à l’aise avec. Chez nous, je dirais que le cododo s’est imposé dans nos nuits. Avec mon premier bébé, il n’en a jamais été question. Je n’en ai pas eu besoin (excepté ses toutes premières semaines de vie), et surtout, lui non plus n’en a pas eu besoin. A l’époque je n’imaginais pas dormir avec mon bébé. Cela me faisait peur. Peur de lui faire du mal, et peur de le rendre dépendant à ses parents. Et oui, c’est comme tout ! Avant d’être vraiment confronté à une situation, on a tous des idées plus ou moins arrêtées sur certains sujets. (Avant j’avais des principes, mais ça, c’était avant d’avoir des enfants).

Aujourd’hui plus que jamais, je comprends les parents qui font du cododo avec leurs enfants. Les raisons de cette pratique peuvent être très diverses (allaitement, bébé malade, parents à bout,…) et doivent toutes être respectées ! Nous sommes beaucoup à essayer de se conformer à l’idéal social de l’enfant qui fait ses nuits dans son lit. Mais la réalité est parfois toute autre. La fatigue est réellement un ennemi féroce. Et elle peut atteindre tous les membres d’une famille. Petits et grands. N’est-il pas plus simple de minimiser les tensions et d’apaiser la situation en profitant d’une solution très souvent proposée par son bébé ?

L’allaitement :

Oui j’ai dormi avec mon Little A durant ses premiers mois de vie car je l’allaitais, j’étais très fatiguée et je préférais le savoir près de moi pour éviter d’avoir à me lever trop souvent. J’aurais pu le remettre dans son berceau après chaque tétée comme je le faisais avec son grand frère. Mais j’ai rapidement senti que mon bébé dormait mieux près de moi. Il en avait besoin, je n’ai donc pas lutté plus longtemps.

L’été est arrivé, le sevrage s’est déroulé en douceur et en Juillet, Little A ne prenait plus le sein. Il avait 5 mois et faisait ses nuits. De vraies nuits sans réveils ou bien un petit de temps en temps. Et le mois de septembre est arrivé : Le début de la crèche, les microbes, la crise de la séparation,…et tout à basculé !

Bébé malade :

Oui j’ai également dormi avec mon bébé lorsqu’il était malade. Parce que devoir se relever 10 fois dans la nuit pour un nez bouché qui empêche mon fils de dormir, c’est usant. Egalement parce que mon bébé se sent certainement mal dans son corps et qu’il a un grand besoin de réconfort. Nous sommes fin Janvier, autant dire que cela risque d’arriver encore quelques fois.

Parents qui craquent :

Et puis il y a toutes les autres nuits, celles où, en principe, mon petit devrait dormir sans problème. Et pourtant. Un réveil, deux réveils, trois réveils… Et tout à coup, trop c’est trop. Nous faisons tout ce qui est en notre possible pour rassurer Little A, dans son lit, dans sa chambre (avec son frère), avec des mots, des mots doux, des mots plus fermes, une main doucement posée sur sa tête ou au contraire un gros câlin au creux de nos bras. Quand rien n’y fait, quand le réveil affiche 3h et qu’il nous reste si peu d’heures avant la course du matin, alors oui, on décide de se recoucher tous les trois. Parfois Little A s’apaise immédiatement. D’autres fois il tourne en rond et a du mal à se calmer.

Et Alors ?

Alors oui, je préfèrerais que mon bébé dorme toutes les nuits dans son lit. Parce que je suis le genre de personne à aimer mon espace et ma place dans le lit. Mais, je ne retiens que le positif : tout le monde dort et c’est bien là l’essentiel. Et puis, n’est-ce pas agréable d’avoir son tout petit près de soi, de pouvoir respirer l’odeur de ses cheveux sans qu’il ne s’en aperçoive, de caresser doucement de la main son petit ventre endormi ? Pour ma part je savoure ces moments qui ne reviendront pas.

Les autres et moi 

Comme mentionné au début de mon billet, le cododo est encore, selon moi, souvent mal vu dans notre société : l’enfant ne voudra plus jamais dormir dans son lit, l’enfant sera trop fusionnel avec sa mère, les parents n’auront plus d’intimité… etc. Je lis néanmoins de plus en plus d’articles en faveur du cododo ou bien défendant ses qualités. Je ne suis pas en faveur du cododo, je suis surtout en faveur du bien être parental ainsi que de celui de leur bébé. Un équilibre familial peut si vite vaciller. Je ne fais certainement pas toujours les bons choix, mais je fais les choix qui me semblent judicieux pour notre bien être à tous. Je pense à demain, et bien entendu je veux que mon Little A se sente en sécurité dans son lit, dans sa chambre. Mais je ne peux pas le (nous) priver de ces quelques moments de partage qui, au final, auront un impact moindre sur son sommeil futur, j’en suis persuadée. Récemment, une personne très proche de mon entourage m’a demandée si le fait de dormir avec Little A allait changer quelque chose. J’ai donc reformulé la question afin de m’assurer que je n’avais pas mal compris. Il s’agissait bien de : « Le fait de dormir avec votre bébé aura t’il des conséquences pour la suite ? ». Je me suis sentie jugée et agressée dans mon rôle de maman, et dans notre rôle de parents. J’ai senti les préjugés et les doutes de cette personne. Je ne lui en veux pas mais ma réponse fût assez brute : « Nous n’avons pas le choix ». 

Chaque jour qui passe j’en apprends davantage sur la maternité, son mon rôle de maman, sur moi. Oui je doute, beaucoup, je culpabilise de le faire dormir avec nous ou au contraire de m’acharner à ce qu’il reste dans son lit. Je me pose des questions. Et puis parfois, je le laisse me guider, tout simplement, et le jour se lève, sur une journée plus douce ♥

 

***Chloé***

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22 commentaires sur “Le jour se lève

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  1. Je suis complètement d’accord avec toi!! Mes deux enfants ont eu droit à du cododo pour toutes les raisons que tu évoques et c’est parfait comme ça! La tranquillité, le moment du coucher où tout le monde est apaisé, serein et sécurisé!
    Et les renifler en pleine nuit pendant qu’ils dorment… le kif!!!
    😀

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  2. Ne pas regretter ni culpabiliser.
    Ce que tu as fais jusqu’ à présent est très bien et ce que tu feras encore. Tu es une bonne maman. Ce que tu juges nécessaire de faire à ces moments précis pour ton petit sont de bonnes décisions.
    Heureusement que le cododo existe !!! Cela les rassurent leur donnent de la confiance en eux pour plus tard car se sont sentis entourés et en securité. Naturellement l’enfant voudra son independance les années à venir.
    Dans plusieurs pays ( voir chiffre sur internet) les parents pratiquent le cosleeping. Changons les mentalités négatives à ce sujet…

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  3. Je crois qu’il faut faire comme on le sent avant tout. J’ai porté ma fille en écharpe jusqu’à ce qu’elle ait près de 18 mois pour qu’elle réussisse à s’endormir, et ce, TOUS LES SOIRS pendant au moins une heure… Je culpabilisais énormément mais c’était tout ce qui fonctionnait. Et puis ça a été de mieux en mieux, et depuis qu’elle a 3 ans, c’est 19h au lit tous les soirs, soit elle s’endort tout de suite, soit elle attend que le sommeil vienne en rappelant une ou deux fois juste pour un bisou ou un petit câlin. Comme quoi, tout change. Pendant la nuit, si elle se réveillait, dès 2 ans, au lieu de l’amener dans notre lit, je dormais à côté d’elle sur un matelas enfant au sol. Elle était rassurée, et je n’avais pas l’impression qu’elle prenait notre espace vital de couple. Il n’y a pas de solution idéal, juste celle qui convient le mieux à l’enfant, à la maman, au papa, au couple…

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    1. Merci beaucoup Estelle pour le partage de ton expérience. Comme tu le dis bien, on teste et on essaye plusieurs choses avant de décider quelle sera la meilleure solution pour le sommeil de l’enfant et de ses parents. Je crois vraiment que durant les premières années de vie d’un enfant, rien n’est définitivement acquis, et il nous faut nous adapter.

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  4. Je comprends l’ambivalence de tes sentiments. Entre ta conviction profonde et la nécessité absolue de dormir, la frontière est finalement très mince. Une chose est sûre, je comprends parfaitement ton besoin de sommeil et ta recherche de quiétude. Surtout, ne culpabilise pas, tu fais du mieux que tu peux. Et puis qu’on se rassure, ça ne durera pas ; on n’a encore jamais vu un adulte dormir dans le lit de ses parents 😉

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  5. Ce n’est juste que ma propre expérience… mon petit garçon a dormi les 3 premiers mois de sa vie sur moi, je sentais qu’il avait besoin de ce contact constant (peut être dû à sa prématurité, 1mois et demi). Il est ensuite resté jusqu’à ses 6mois dans notre chambre jusqu’au moment où j’ai senti qu’il avait envie de retrouver un espace à lui. Ça a été en effet le cas tout s’est bien passé. Puis en grandissant, les retours dans notre lit ont été fréquents meme très fréquents… je ne compte le nombre de fois où j’ai entendu «  alors il dort enfin dans son lit? » 🙄 Il y retournait mais il y a eu les dents, les maladies et tout comme tu l’exprimes, il est évident qu’à un moment ce qui compte c’est qu’on dorme. On doit tenir et ça passe aussi par le sommeil. Mon fils malade dans son lit se réveille 10fois, là où dans mon lit les réveils seront moindres et plus courts…ça rassure une maman;)
    Il a 2ans et demi, on sort d’une grosse période de cododo depuis le week-end dernier il va mieux donc lundi il a retrouvé son lit. J’ai passé les premières nuits à ses côtés pour qu’il s’endorme. Depuis vendredi, il s’endort sereinement seul…c’est un cas ça ne veut pas dire que tous les enfants réagissent de la même façon mais j’aime bien me rappeler une chose : je nai jamais vu un enfant de 18ans dormir avec sa mère…et en attendant les deux seuls personnes que cela peut déranger c’est le mère et la père non? Alors que tous ces gens qui ont les clés d’une parfaite éducation en tout cas qui pensent les avoir, garde leurs bons conseils qu’on ne réclame pas 😉 On fait comme on peut, comme on le sent et je crois que finalement ce qui compte c’est juste de faire les choses qui nous semblent justes sur le moment sans que ce soit une contrainte. Bon courage pour cette période remplie de microbes, les beaux jours approchent…😉

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    1. Merci beaucoup pour ton commentaire ici ! Je me sens moins seule et je comprends tout comme toi qu’il faut savoir s’adapter ! Le sommeil des enfants varie énormément durant les premières années de leur vie. C’est très difficile en tant que parents parfois, mais on culpabilise moins si l’on sait que c’est en fait NORMAL ! Moi aussi j’ai connu les nuits avec mon bébé sur moi. Cela n’a pas duré trois mois il me semble mais en tout cas c’était le seul moyen pour nous tous de dormir un peu. Et pourtant il est né à terme ! Pour mon plus grand nous n’avions jamais eu de problèmes jusqu’à la naissance de son frère, puis la peur du noir, du loup, des bruits… Rien n’est jamais joué, mais au final, comme tu le dis, on finira bien par tous dormir un jour ! 🙂

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  6. On fait bien comme on peut ! Alors qu’il dormait bien, mon fils de 4 ans a passé 9 mois à nous réveiller de nouveau 1, 2 ou 3 fois par nuit var il n’arrivait pas à se rendormir. On finissait pas dormir avec lui. Et ça s’est arrêté du jour au lendemain.
    Pour aider un peu à dormir, la mélatonine m’a bien aidée.
    Bises !

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  7. Une nouvelle fois, notre vécu est plutôt similaire… Après ma première qui dormait 12h par nuit à 2 mois (bon quasi pas la journée, on ne peut pas tout avoir !), nous avons eu des très grosses difficultés avec notre deuxième. Là, où ma fille a dormi dans sa chambre dès le retour de la maternité et ne l’a jamais quittée. Mon fils a longtemps dormi dans son couffin dans notre chambre (allaitement, chambres pas au même étage, etc…). Puis, sont arrivés, les coliques, les dents, les bronchiolites et autres maladies, les cauchemars, les angoisses… Tout ça, dans l’ordre ou le désordre…
    Et oui, il a souvent dormi avec nous… Enfin pour tenir le coup, dès qu’il est passé au lit de grand, c’est nous qui allions dormir avec lui, pour que l’autre puisse récupéré.
    Aujourd’hui, il a quasi 5 ans, il dort encore assez peu mais mieux… En général, il fait du 21h 7h00 maxi. Seule la patience, et la suppression des siestes a finalement apaisé les choses…

    J’espère que vous trouverez rapidement comment améliorer son sommeil car je ne sais que trop que le manque peut rendre dingue…

    Bises
    Virginie

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    1. Merci beaucoup Virginie. Te lire me fait du bien et je vois en effet que nos expériences sont similaires ! Comme tu le dis, la patience, le temps feront les choses. En attendant, et pour ne pas devenir dingue, on se préserve comme on le peut ! Je sais que mon petit deuxième ne sera pas un gros dormeur, et s’il en est ainsi alors soit. J’attends juste avec impatience le jour où les nuits seront complètes, même avec un réveil matinal ! Merci à toi. Bises

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  8. Comme je te comprends ! Cette phase a été si difficile chez nous aussi… J’avais honte de le faire dormir avec nous, à cause du regard des autres. Je sentais la désapprobation, même silencieuse, et les jugements trop hâtifs : « cette maman ne sait pas se détacher de son bébé », « ils sont trop fusionnels », « ce n’est pas bon pour le bébé », etc. On a toujours eu plus ou moins des problèmes de sommeil avec notre petit N. depuis sa naissance. Au début c’était les reflux, puis le RGO, puis la crise de la séparation, puis le passage à temps plein pour moi et lui, puis les cauchemars… Bref, cela fait 21 mois et demi que nous dormons couçi-couça (bien que ça aille mieux maintenant… je croise les doigts).
    Je culpabilisais terriblement de ne pas arriver à le faire dormir dans son lit, alors que nous avions bien tout tout tout essayé. Puis je suis allée chez mon ostéopathe… et à peine a-t-elle touché mon dos qu’elle m’a dit : mais vous êtes épuisée. Bébé fait-il ses nuits ? Alors je lui ai raconté, avec la crainte qu’elle aussi me juge et m’assaille de réprobation. Pourtant sa réponse fût : comme je vous comprends, ma fille aînée n’a fait ses nuits qu’à quatre ans. La seule chose que je peux vous dire, c’est : dormez. Et si pour ça il faut que bébé dorme avec vous, alors faites-le. Le principal, c’est de dormir. Vous en avez besoin.
    En sortant, j’ai fondu en larmes. De tension, de soulagement, de légèreté. Enfin quelqu’un de compréhensif et de doux.
    Je n’ai pas de solution miracle, bien sûr, mais pour être passée par là, je tiens à te dire la même chose : dors. Et si pour ça, little A doit dormir avec vous, et bien tant pis. Ce qui compte c’est de dormir. Le couple en a pris un petit coup, chez nous, pendant cette période, c’est vrai. On était irrité, l’intimité en a pris un coup (bébé au milieu, forcément…), le travail nous fatiguait aussi, bref. Tout ce que je peux te dire, pour notre expérience, c’est qu’aujourd’hui, on est plus proche que jamais. On a surmonté ça, avec des hauts et des bas, mais c’est là, on l’a fait. Et j’avoue que le deuxième bébé à côté nous paraît easy ^^
    Je trouve énervant et décevant qu’aujourd’hui encore, on culpabilise autant les parents sur le cododo, même passé les premiers mois. Chaque bébé est différent… Nous avons un bébé aux besoins intenses, et comme tu le dis très bien : nous n’avons pas eu le choix !
    Ton instinct est ce qu’il y a de mieux. Je l’ai compris trop tard mais aujourd’hui je ne me fais plus avoir.
    Bravo et courage 🙂

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    1. Un grand merci pour tes mots ici et le partage de ton vécu avec petit N. Ah les jugements hâtifs…ils peuvent être tellement blessants et destructeurs parfois ! Il faut tenter de faire sans même si c’est parfois compliqué. Mais après tout, nous restons humains et il est normal de craquer. Je suis heureuse de voir que cette professionnelle de santé t’a écouté avec bienveillance. Il suffit parfois de peu, d’une oreille attentive, pour se sentir un peu mieux. Je vous souhaite de belles nuits en perspective pour la suite 🙂

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  9. Je compatis. Mais pourquoi les deuxième ne dorment pas!!!! Quand je vous regarde, toi, maman louve ou quelques autres, je me sens moins seule, mais un peu victime de la malédiction du deuxième.
    Le premier a dormi dans un couffin, entre nous dans le lit. Trois semaines. Et après c’est devenu insupportable pour nous. On l’a mis dans sa chambre. Il se réveillait, on avait du mal à l’endormir, il tétait la nuit…mais ce que je sais, c’est que quand j’ai repris le travaille (vers ses quatre mois), il faisait ses nuits.
    Le deuxième… quand il dort toute la nuit, on se réveille quand même tant on est pas habitué. J’ai comme toi, cette hypervigilence. Ca va un peu mieux depuis qu’il est passé dans la chambre de son frère après Noël. Mais il est resté 11mois à coté de mois. Peut-être pour rattraper le premier mois où il était hospitalisé. Peut-être pour ne pas perturber le sommeil du grand déjà si chamboulé par l’arrivée d’un petit frère. Peut-être parce que j’avais pas envie d’être seule le papa étant loin.
    N’empêche que je manque de sommeil. N’empêche que la semaine dernière, quand j’ai fini par le ramener dans notre lit à 5h du matin car on n’arrivait pas à la calmer, j’ai vraiment aimé qu’il s’endorme blotti contre moi.

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    1. Ah ça je me pose la même question ! Que se passe t’il avec les deuxièmes ?? 😉 Je pense vraiment que chaque bébé a sa propre et histoire et que l’on peut trouver des raisons (fondées ou pas) à leur mauvais sommeil. Les raisons dont tu parles sont tout à fait plausibles. Je me dis qu’un deuxième bébé a besoin de faire sa place au sein de la famille. On a sûrement, tout comme toi, agit bien trop vite dès qu’il pleurait la nuit pour ne pas perturber le sommeil du plus grand. Et puis, je pense aussi que l’on est plus fatiguée et moins patiente avec un 2ème bébé. On fait comme on peut alors essayons de tirer le positif de tout ça 🙂 Courage pour la suite !

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  10. En fait, la bienpensance de la maternité à plus à voire avec la domination sociale (mettre les mamans sous le joug de comportements acceptables, dictés par le corps médical, les psys, les politiques, que sais-je) qu’avec le réel bien-être de nos petits. Parce qu’au fond, tout parent capable d’humilité réalise vite qu’il passera sa vie en apprentissage, et que l’équilibre de son enfant dépendra de son propre équilibre. Tu le montres très bien avec le sommeil, le poids qui pèse sur les parents et a fortiori sur les mamans pour que leurs minis fassent leurs nuits et non seulement ça, mais en plus selon les bons usage, est énorme. Alors qu’un enfant a un sommeil fluctuent. Et que chaque enfant est différent.

    Voilà, c’était mon instant réflexion, grâce à toi, comme souvent. Je te/vous souhaite de trouver la parade, le cocon, qui fera les nuits douces chez toi/ vous. Et en attendant, de recevoir bienveillance et sororité de ton entourage car tout ce que tu fais, est forcément au mieux pour eux puisque tu les aimes !

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    1. Encore une fois, merci du fond du cœur pour tes mots qui résonnent fortement en moi ! Il est vrai que les mères/femmes se torturent souvent l’esprit à essayer de rentrer dans les cases, à tenter de bien faire, à écouter les soi-disant conseils des uns et des autres… Etre mère demande une force incroyable ! Je te remercie et te souhaite également de trouver les bons gestes/mots durant les nuits un peu plus chaotiques !

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  11. Comme je te comprends! Je partage ton avis sur le cododo, ma puce a dormi tout contre moi durant ses deux premières semaines de vie, puis dans son lit que nous avons collé près de moi dans notre chambre. Nous passons des nuits paisibles depuis 5 mois, notre présence la rassure et sa douce respiration me berce… Peu importe de qu’en pensent les gens, l’important c’est de faire ce qui leur convient, ce qui NOUS convient! Courage pour tes nuits parfois chaotiques 😉

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